• Non. Le Karma n'existe pas.

    Samedi 17 novembre 2012. 11 heures. Claire arrive (en retard ! Haha !) à l’appartement. Bon il faut savoir qu’on ne s’était pas vues depuis 2 semaines car mâââdame avait décidé d’aller en Pennsylvania le week end précédent pour voir des vaches et boire du lait. Bref. Là n’est pas la question.

    Dans l’après midi, on avait rendez vous avec Anthony (nouveau personnage, tadaaa !) à Bryant Park pour faire du patin à glace. On décide donc d’aller voir les décos de Noel fraîchement accrochées dans les rues de la grosse pomme avant de rejoindre notre nouveau buddy. Claire me dit que « vers le Rockefeller, y’a un énooorme sapin ! » Ni une, ni deux, nous voilà parties en métro jusqu’à la 50th Street. Sur le chemin, je reçois sur mon superBlackberrydelamortquitue (je sais, je sais…) un texto de Marion (Do you remember ?) me disant qu’elle vient d’avoir un faux plan de ses coupains (tuuu parles !) de Montréal et que, baaah du coup, elle est sur New York et débarque pour nous pourrir la journée. Aah… On l’ado-o-ore notre Marion ! Mais avant de la retrouver au Rockefeller, on n’a – bien évidemment - pas pu s’empêcher de prendre quelques photos dans les rues, avec les grosses boules rouges de Noel. Arrivée au point de rendez vous préalablement établi, en effet, on a vu le gros sapin (pas encore décoré, dommage…), mais on n’a pas vu Marion. Pas tout de suite, du moins. Trop occupée à regarder les gens trébucher sur le trottoir, Claire m’a – presque – involontairement abandonnée dans notre recherche de l’amie perdue. De plus, mon superBlackberrydelamortquitue (je saiiis…^^) a craqué son slip et a boycotté tout appel émis depuis lui-même (hum hum.. je sais.) ce qui a considérablement mis du piment dans nos mes recherches. Breeeef, au bout du quatrième message d’insultes de Marion, je l’aperçois enfin dans la foule, au loin. Fiouu. Après cette épopée formidable, il a bien évidemment fallu retrouver Claire. ‘Font chier ses meufs hein ! Je vous passe la seconde chasse au trésor (surtout qu’elle fut relativement brève !)…

    Nous voici donc réunies – hallelujah ! –  face au gros sapinou. Voilà. C’était moche. En réalité il n’avait pas fini d’être monté (plus de 10 mètres de haut le bordel) et evidemment, il n’était pas décoré DU TOUT. Paye ta magie de Noel. Ci-mer Claire ! Du coup on s’est retrouvées plantées là comme trois cruches, à se dire une fois encore que « putain, la vie est injuste ! ». C’est à ce moment là que Marion a eu faim. Elle a toujours faim. Donc ça nous a donné une occasion de marcher, sans but précis. Sur la route, on est passées devant NBC Store, le magasin de la chaîne de télévision la plus (ou au moins une des plus) regardée(s) de NYC. Une fois à l’intérieur, on n’a pas pu résister à l’envie de tout toucher : tee-shirt à l’effigie de nos séries préférées, peluches, bonbons, tasses, verres à shooter, et autres ustensiles tout à fait indispensable à la vie quotidienne. J’ai donc choisi de commencer mes cadeaux de Noel en achetant deux mugs F.R.I.E.N.D.S pour les twins qui sont complètement crazy about this TV show. Enfin, je dis acheter, mais le terme exact serait plutôt tenter d’acheter, car une fois arrivée en caisse, après 10 bonnes minutes de queue, la charmante dame me demande mon passeport pour vérifier que le nom sur ma debit card est bien le mien. Haha.. bah c’est dommage ça parce que justement je l’ai laissé chez moi, mon passeport… Je continue de croire que c’est un signe divin pour m’avertir que « Attention, vous êtes sur le point d’acheter un cadeau de merde là! » Mais le gargouillis du ventre de Marion nous a poussées à quitter les lieux rapidement. Nos papilles nous ont conduites dans une sorte de supermarché amélioré, un genre d’hyper U mais en plus petit si vous voulez... un hyper U-superette où trônait un buffet de hors d’œuvres et des boites en plastiques (ou en polystyrène selon l’envie !) en guise d’assiette. En contournant un bac à glace géant, j’ai croisé une Heineken toute triste. Quand elle m’a vu, elle m’a sourit. J’ai souri aussi. J’ai donc décidé de l’emporter avec moi mais je me suis tout à coup rendue compte, en plongeant ma main dans ma poche, que je n’avais toujours pas de passeport pour adopter cette jolie bouteille. Grr. Fucking american system !! Du coup, j’ai soudoyé mon amie Claire pour qu’elle adopte légalement ma petite Heineken, car comme elle dit (Claire hein, pas l’Heineken !) « ‘faut toujours avoir son passeport avec soi !! ». J’ai donc eu ma petite bière, accompagnée de spaghetti chinois (il me semble…) et d’une salade de pâte. What else ?.. J’ai tout de même voulu rester discrète en buvant ma bière (on ne sait jamais avec les ricains !) mais malheureusement, c’était sans compter sur ma dextérité hors du commun, accompagnée par mon briquet-décapsuleur qui a éjecté la dite capsule trois mètres plus loin, sur un monsieur au faciès particulièrement sympathique. Il semblait tellement tenir à ce que je reprenne mon projectile que j’ai accepté volontiers, tout en ponctuant mon fou rire nerveux de petits « sorry » incompréhensibles.

    Bref, l’heure tournant, nous avons du quitter notre restaurant gastronomique pour rejoindre la 42th street, Bryant Park. On avait rendez-vous avec Anthony (tadaa !), un nîmois au pair chez la concurrence. Comme nous sommes arrivées avant lui, on a eu le temps de danser quelques instants sur une musique enfantine plutôt rock’n’roll, faut avouer ! Anthony est arrivé. Marion est partie. Elle bossait le soir et devait rentrer dans le New Jersey. Nous voici donc face à la patinoire extérieure de Bryant Park, faisant connaissance avec le fameux Anthony. Très sympa. Puis, d’un commun accord, on décide de ne pas se lancer sur la piste car, Claire et Anthony n’ayant jamais patiné de leurs vies, ça aurait été dommage de payer $14 pour se péter une jambe. On a donc fait un petit tour sur le marché de Noel de Bryant Park, et nous sommes arrêtés dans le – soi-disant – meilleur chocolatier de New York. J’ai pu déguster une truffe fourrée à la noix. Un délice. Tandis que Claire s’offrait un chocolat chaud. Dommage pour elle, on aurait dit du chocolat pâtissier fondu, cela dit très bon, mais très écoeurant.  On est allé s’asseoir tous les trois sur la terrasse du park pour papoter de nos lifes, tranquillement. On a beaucoup rigolé en se racontant les premières gaffes faites dans les familles, comme oublier de se réveiller le matin, rentrer ivre chez les hosts (ah, original ça…), faire venir le boyfriend en cachette, j’en passe et des meilleures ! En fin de soirée, deux amies d’Anthony nous ont rejointes : Luana, une italienne, et …une brésilienne dont le nom m’échappe.  On a parlé un moment puis, on s’est séparé après échange de numéros et en faisant honneur à l’american hug !

    Avec mon acolyte Claire, nous avons poursuivi notre soirée sur Time Square à la recherche de cadeaux de Noel, puis dans le fameux Starbucks où on a dégusté un Misto (oui un seul car Claire a préféré boire la moitié du mien… c’est toujours meilleur chez les autres, pas vrai ?). C’est à ce moment là que j’ai reçu un texto de la part de Luana que l’on venait à peine de rencontrer quelques heures auparavant. Elle nous proposait une housewarming party à New York. Après un court pourparler avec Claire, on accepte, toutes contentes de se dire qu’on allait enfin boire dans des gobelets rouges ! Hourra. On remonte donc se changer rapidement puis on rejoint Luana à Grand  Central où elle nous attendait depuis déjà un moment. Oops. Sur le chemin, je la questionne donc sur le type de fête, l’hôte et les invités. J’apprends alors que l’hôte n’est autre qu’un gars rencontré sur un site de rencontre, que la soirée est en faite une crémaillère entre amis, et que Luana connait les invités tout autant que nous. A coté de moi, je vois Claire devenir toute pâle. What the fuck ? Dans l’ascenseur, Claire me dit en français qu’il n’est pas question qu’elle entre dans cet appartement. La pression commence à monter, je commence à paniquer, je lance alors à Luana « Claire ne se sent pas bien, on va pas venir je pense » et Claire, très solidaire : « Je vais très bien, je veux juste pas y aller » Oh putaiiin… quel merdier ! L’ascenseur s’arrête, on s’approche de la porte et on tend l’oreille. On entend à peine cinq ou six personnes à l’intérieur de l’appartement. Luana sonne. Claire recule contre le mur en répétant très vite « moi j’y vais pas, moi j’y vais pas, c’est mort, c’est mort ! », moi prise de panique, peu désireuse de me retrouver au milieu d’une bande de potes qui vont se demander qui on est, et ce qu’on fout là. Et là, la porte qui s’ouvre. Un gars, apparemment normal, nous regarde avec de grands yeux ronds. Il semble reconnaitre Luana et nous demande si on est italiennes aussi. Euh… non. Il nous demande donc si on veut rentrer. Et Claire qui continuait à repéter sa phrase dans le fond du couloir… j’ai dit au gars « non mais nous on va rentrer à la maison hein, mon amie ne se sent pas bien là » et Luana qui me disait de ne pas la laisser toute seule : « I don’t wanna go by myseeeelf ». Bah ouais mais je fais quoiiiii moiiii !? Claire était au bord de l’évanouissement (haha^^) et Luana a finalement dit au gars qu’on partait. La porte s’est refermée. Et là, un grand silence dans le couloir… 

     

    Si cette fille avait eu une hache dans les mains (pourquoi aurait-elle eu une hache dans les mains à ce moment précis ?..), je ne serais pas entrain de vous raconter tout ça en ce moment… ou peut être que si mais, mais moins vite… avec un bras en moins, ou que sais-je… ! Bref. Elle boudait. Et Claire aussi. En ressortant de l’immeuble, on peut tout à fait sentir la tension qui pesait sur nous. Luana a alors proposé qu’on aille prendre un verre dans un bar, pour fêter ça ! On a accepté. Claire semblait parfaitement motivée pour rentrer à la maison, et moi pas loin. Mais après tout, pourquoi pas. Sur le chemin, je me rends compte que je n’ai toujours pas de passeport sur moi. Je m’auto-saoule parfois. Mais on tente quand même. On prend donc place dans un endroit assez sympa, musique plutôt branchée, bonne ambiance générale. Sauf pour nous. Claire ne parlait plus depuis qu’on était ressortie de l’immeuble, et Luana était scotchée à son téléphone, certainement entrain de twitter la soirée horrible qu’elle était entrain de passer. Mais au fur et à mesure, tout le monde s’est un peu détendu, et on a papoté de choses et d’autres, une bière à la main, sans porter un grand intérêt à la conversation, il faut bien le reconnaitre, priant pour que tout cela se termine vite. Le principal problème étant que les italiens ne savent pas boire de la bière. Ou peut être est ce moi qui ai bu la mienne trop vite, car – en effet – j’étais légèrement dizzy à la fin de mon verre. Plus tard, l’italienne a enfin daigner finir sa bouteille, on s’est levée et on a rejoint la première bouche de métro qu’on a croisé. On s’est séparées, la larme à l’œil, vous imaginez bien…

    Dans l’express avec Claire, tous les passagers comataient tranquillement ou étaient penchés sur leurs iphones. On s’est vite rendues compte que le métro s’arrêtait anormalement à tous les arrêts (hors, le principe de l’express étant de ne s’arrêter qu’aux principales stations… le doute nous a gagné !) J’ai alors demandé à Claire, alors qu’on arrivait à la station où on devait changer de métro et reprendre le local pour arriver chez moi (oui c’est compliqué…), si on tentait de rester dans celui-ci (qui avec un peu de chance s’arrêterait aussi devant chez moi !). Les yeux rivés sur l’écran de l’express, on a vu apparaître « the next stop is… 110 Central Park North », soit trèèèès loin de chez moi. On a bondi de nos sièges, réveillant tout le wagon, manquant de provoquer une crise cardiaque au papinou assis en face, et on s’est précipitée, chacune par une sortie différente, hors du wagon. Le tout dans un éclat de rire tonitruant. Je vois encore par la fenêtre du métro, le visage pétrifié d’un grand noir, se demandant s’il devait, lui aussi, sauter du wagon. Les portes se sont refermées et le métro est parti. Sur le quai, tout le monde nous regardait, on ne pouvait plus s’arrêter de rire. Et après une soirée comme celle-ci, je vous assure que ça fait du bien !!!!

     

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  •  

    ...New York au fil du coeur.

    Après l’ouragan destructeur qui a réduit en miettes le sud de Manhattan, il y a quelques semaines de cela, Nouillorque s’est retrouvée plongée dans les ténèbres de l’hiver. Bon bref, il a neigé quoi ! Aah... la grosse pomme sous une grosse couche de fromage blanc crémeux, Central Park recouvert d’une épaisse couche de neige onctueuse, les enfants qui donnent vie à un snowman tout à fait ridicule… la vie New Yorkaise comme dans les films ! Erreuuuuur ! C’était plutôt le genre de tempête où les flocons sont énoooormes et te rentrent dans le nez (ou dans l’œil pour les moins chanceux) au moment où tu tentes périlleusement de traverser Amsterdam Avenue sans déraper dans la gouillasse. On ne s’ennuie définitivement jamais dans cette ville !

    Toujours quelque chose qui se passe ! 

     

       

    Prochaine étape ? Thanksgiving et les Turkeys !

     

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  • Trick or Treat?

     

    Tout le monde aura bien compris. Halloween, aux Staïtz, c'est sacré. Déjà depuis près d'une semaine, je croise princesses, super héros et autres vampires, quotidiennement dans la rue. Et quand j'ouvre des yeux tout ronds d'étonnement, mes twins ne manquent pas de me rappeler que, oui, this is Halloween. Baaah oui mais bon c'est pas évient hein... si ici ça ne choque personne de croiser Dark Vador au rayon fruits et légumes, moi ça m'interpelle un peu quand même. Il y a quelques jours, la question fatidique est tombée : "Et toi?.. tu te déguises en quoi ?" Humpf... Bah oui, pardon, mais j'avais pas prévu de déguisement dans mes 20 kilos de bagages ! Et ça, c'était juste inconcevable pour mes twins. Je leur ai donc répondu en rigolant qu'avec la tête que j'avais, je n'avais pas vraiment besoin de déguisement. Je me demande encore pourquoi elles n'ont rien répondu...

    Sandy a.k.a Frankenstorm (je ne sais pas lequel des deux noms fait le plus peur...) est venue, comme qui dirait... gâcher la fête. La grande Parade d'Halloween, prévue sur la 6th Avenue a été annulée. Damn it ! Heureusement, les Américains sont pleins de ressources ! Une énôôôôrme party était organisée dans mon building. Tous les résidents étaient "costumés" et chantaient des chansons (que j'ai trouvé très engagées pour des chants d'Halloween, mais passons...), en mangeant des espèces d'énormes part d'huile à la pizza. J'ai donc croisé Mario (et son papa Luigi), une princesse grècque, une banane géante, des dizaines de fantômes et de monstres en tous genres, et des Schtroumpfs. Après la grosse teuf dans le lobby, chacun a été invité à remonter chez soi pour attendre l'arrivée des enfants et leur fameuse phrase Triiick or treeeat? J'ai tenté d'expliquer à ma host qu'en France, rares sont ceux qui fêtent dignement Halloween en achetant des bonbons, tout ça, tout ça. Elle m'a répondu qu'ici, personnes ne se risquerait à ça car les enfants jètent des oeufs pourris sur les maisons qui n'offrent pas de friandises... My goodness... ils sont tarés. Bref, on a donc passé la soirée assis dans le couloir, attendant les petits nenfants déguisés, pour leur donner les treats. Pas un seul a dit merci. Sales gosses !

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    J'ai pu noté que les déguisements étaient tous brillamment pensés et très certainement tous achetés pour l'occasion. Aucun enfant ne s'est pointé avec un déguisement low cost ou made hand, non. Ici, on se doit d'acheter un déguisement, sinon c'est shaaaame on you ! Donc voilà, shame on me parce qu'à plus de $50 le costume, non merci...

     

     

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  • A la demande générale (de ma mère), me voilà de nouveau penchée sur mon clavier. Par où commencer... recommencer ? Voilà presqu'un mois que j'ai mis de côté les Chronicles. Pas évident de mener une vie d'aventurière derrière un écran. Bon allez...

    Reprenons dans l'ordre...

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    Irish day. D'après une idée originale de Matt. D'aussi loin que je me souvienne, je peux vous dire que cet après midi là en Irelande américaine commençait plutôt mal.  Ne sachant bien évidemment pas où se situaient les festivités, nous sommes parties à l'aveuglette. Direction Long Beach où nous avons retrouvé Bella, une japonaise, et son gros appareil photo. Elle est rigolote Bella. Car avec elle, même la plus ennuyeuse des activités - pas que celle ci le fut hein - devient un régal. 

    Bref. C'était une Saint Patrick peu différente de celles qu'on peut trouver en France. A un détail près. TOUT LE MONDE est en vert. Même les chiens et les bébés. Sauf nous évidemment. Les petites françaises dans toute leur splendeur !!! But, who cares ? Niveau ambiance et musique, c'était folklorique. On a bien rigolé en voyant un jeune homme en jupe verte devenir tout rouge en soufflant dans une cornemuse. La grâce du mélange des cultures Irelandaise et Américaine est un vrai remède à la dépression.  

     

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    Je ne saurais plus vous dire comment nous, quatre filles dont deux étaient "mineures" (moins de 21 ans), avons réussi à nous retrouver accoudées au comptoir d'un bar et à nous faire offrir par le barman - à deux reprises ! - un cocktail alcoolisé. Musique rétro à fond les ballons, barmen très charmants, moyenne d'âge de l'établissement 40 balais... C'était fun ! J'ai pu faire la connaissance du Gros Barry, une espèce d'armoire à glace afro américaine qui n'arrêtait pas de rire, lors de la pause clope. Je lui ai appris quelques gros mots en français (que je l'ai entendu répéter plus tard..) et on est reparties. Evidemment, le retour à la gare (en courant et un peu pumped up) ne s'est pas fait tout seul tout seul... Chantant à tue tête et (tentant) de traduire les paroles les chansons de feu Mickeal Jackson, nous voilà déjà dans le train retour direction Manhattan. En me tournant vers Bella, j'ai pu contempler le green and gorgious tattoo fait à la peinture tout autour de son oeil droit, un peu à la Very Bad Trip 2. Affreux.

     

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    Rooftop. Durant le week end qui a suivi l'Irish day, grâce à Claire, j'ai eu l'honneur de rencontrer Sophia, une au pair prétentieuse et particulièrement inintéressante, qui passait ses derniers jours à New York avant son retour prématuré en France. Quel dommage. A part nous faire chier, elle a absolument tenu à faire de la barque à Central Park. Evidemment, nous nous sommes pointées à 5pm, le machin était fermé depuis déjà une plombe. Princess Prada a ensuite voulu aller boire un verre dans un rooftop près de l'Empire State Building. On a donc commencé par se perdre parce que personne ne savait où c'était. Lorsqu'on a ENFIN trouvé le bidule, je l'avoue, ça valait le coup ! On avait pleine vue sur tout Manhattan. Ca aurait pu etre super sympa si Miss France n'avait pas exigé toutes les 30 secondes d'être prise en photo avec un panorama différent. "Claire putain tu fais chier tu prends des photos floues!" SHUT UUUP ! Malheureusement, elle a du nous quitter avant la fin de la soirée. J'étais triste. Mais ouf, quelqu'un d'autre a débarqué !!!...

    Timotei. Oui comme le shampooing. Nouveau personnage de mon histoire. Enfin... de celle de Claire. Un américain très américanisé qu'elle a rencontré (je vous passe les détails de la rencontre). 25ans environ. Son almost beau (si, si). Bref, il nous a rejoint au rooftop après le départ de l'autre folle. Il parlait suuuuuper vite, en mode boullie pré-mâchée. Et Claire a eu la bonne idée de se fermer comme une huître, me laissant seule face à la bête. Bon, j'ai certes galéré un moment mais on a réussi à discuter comme des gens normaux. Trop fière de mon anglais ! Claire, tu peux dire adieu à ta green card !

    Empire State Building. Ca, c'était le week end après le rooftop. Marion, une française du New Jersey, nous a retrouvé à Manhattan. On a mangé des croissants, du morbier et du pain (pas tout ensemble hein) au beau milieu de Broadway. Puis après, on a décidé d'aller voir un sunset du haut de l'Empire. Au fond c'était une super idée, mais le temps de bouger nos fesses, de descendre en métro jusqu'au machin, de faire la queue... bah le soleil, il nous avait pas attendu pour se pieuter. Donc pour $25 et quelques, on a pu se peler le jonc en admirant Manhattan - de nuit - du haut de nos 86 étages.

    Harry. Je poursuis tranquillement mes cours à l'université. J'ai pu, en moins d'un mois, découvrir que l'homme de ma vie était gay, puis en fait, qu'il était hétéro, pour finalement apprendre qu'il était ni l'un, ni l'autre. Juste les deux. Yurk. Le sort s'acharne... non? Après tout, ça nous fera des points communs. Ah Ah Ah. No way.

     

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    Today. Nous voilà revenu au jour d'aujourd'hui. October 31st, 2012. Vous l'aurez compris, ce soir, les morts se joignent aux vivants. Enfin, peut être pas. En effet, un gros monstre est arrivé en avance : Frankenstorm s'est invité à New York, détruisant tout sur son passage. New York est devenue en quelques heures une ghost city. Tout le monde retenait son souffle, attendant le retour au calme. Métro, bus, trains, avions, magasins, écoles... tout s'est arrêté. Comme dans un film catastrophe. On a même pu voir le président (il est toujours noir dans les films américains. Bingo.) s'adresser à ses concitoyens, leur demandant de rester "safe". No panic. Tout pareil ! L'attente est interminable... mais inévitable. Tadadaaa !!

    A suivre...

     

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  • RENTREE DES CLASSES 

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    Ca y est, tout le monde a trouvé de quoi s'occuper pendant la journée : work or school. Pour moi ça sera donc... les deux. Depuis lundi je me retrouve à nouveau sur les bancs de l'école. Et quelle école ! Columbia University. Rien que ça. 

    J'avais commencé par foirer mes inscriptions (cf. épisode précédent) et trouver de l'aide auprès du nouvel homme de ma vie, Harry. Vous vous en souvenez surement. J'avais rendez vous lundi à 9.50am devant l'office pour connaitre mon niveau et mon groupe de travail, juste avant le premier cours. Tellement impatiente et un peu distraite par le fait de revoir le mystérieux Harry, que lorsque j'ai vu "moins 20" à ma montre, je me suis hâtée de rejoindre la fac à quelques minutes de chez moi. 

    Lundi. En arrivant devant l'office, personne. Je regarde ma montre : "moins 10". Weird... Les groupes étaient affichés. Je cherche donc mon name dans les listes et me trouve enfin dans la catégorie Advanced 2 ! Héhé ! En levant les yeux sur le nom de mes professeurs, je vois deux noms qui me sont complétement inconnus. F*ck ! Et juste sur la feuille du groupe d'à coté, je vois écrit en gros "instructor : Harry B." Whaaaaat? A un groupe près ???! Et là, grosse déception. Bah ouais... c'est la vie. 

    C'est à ce moment précis de ma dépression nerveuse qu'une fille de l'office arrive et me dit "Oh tu es très en avance ce matin!" Ah? Pourquoi? "C'est à 9.50am les cours, il est 8.50am." Paaaardon? La poisse me poursuiverait-elle ?.. bref, me suis gourrée d'heure. Qu'à cela ne tienne, je m'asseois donc on the floor et j'attends. J'attends. J'attends. Jusqu'à ce que la porte de l'office s'ouvre à nouveau et qu'ENFIIIN il apparaisse ! Me voyant, clochardant dans le couloir, il vient me voir, me dit hi et me demande si j'ai déjà trouvé mon groupe. I did. Il veut savoir lequel. Je lui dis. Il sourit (quoiii? ça t'étooooonne ?) et m'indique où je vais devoir aller lorsqu'il sera l'heure (oui je sais, je suis trèèès en avance ce matin...). Me souhaitant une bonne première journée, il s'en retourne à son travail, me laissant seule face à ma montre.

    C'était long. Mais les gens ont commencé à arriver au compte gouttes. Le couloir s'est vite rempli de chinois, de russes, d'espagnols, d'allemands, de japonais, de chinois, de portugais, de chinois, de vietnamiens, de chinois... et tout le monde a commencé à se masser devant l'office. Pour le coup, j'étais contente d'être arrivée (un peu) en avance. Bref, je vous passe l'attente jusqu'à 10:00am. Je me mets donc à l'endroit stratégique indiqué préalablement par Harry et rencontre les gens de mon groupe. Quatre françaises (grr) et des chinois. Voilà. Varié ! Notre prof arrive. Hi I'm Simon (à prononcer Saïmone), I come from China (sans blague...). Follow me. Il nous a fait faire un énoooooorme détour pour arriver juste au deuxieme étage au dessus de l'office, juste pour nous montrer toutes les entrées possibles. Inutile de vous dire à quel point j'étais perdue. Je pensais ne plus jamais pouvoir trouver la sortie ! On entre finalement dans une classroom et tout le monde prend un siège. Beaucoup d'étudiants semblaient déjà se connaître. On était environ 25 dans la classe. C'est énorme pour un cours d'anglais. Je ne me sentais déjà pas très comfortable. Bref Simon se représente à nouveau, et nous voilà partis pour un tour de table de présentations. Tout ce que j'aime... Puis il sort une balle en mousse (??). On s'est jeté une balle en mousse pendant deux heures en répétant les prénoms de chacun (21chinois sur 25) C'était coton. Et surtout, c'était nul. Bref, fin du cours, je me plante devant Simon. "Saïmone, please dis moi que je peux changer de classe..." Why? Je lui donne quelques raisons un peu farfelues, trop d'étudiants, niveau trop faible... blablabla. Okay, je vais me renseigner avec le prof du niveau supérieur.

    Mercredi, deuxième cours. Même groupe. Différent exercice : avec une grille de questions, poser le plus de questions aux autres en se déplaçant à travers la salle. J'ai cru que j'allais pleurer. Pourtant à la fin du cours, Simon revient vers moi et m'annonce que je peux dès le lendemain, passer dans le groupe supérieur. "Tu seras en Advanced 3 avec Harry B." Whaaat? Ahahahahaha.. je suis un génie. 

    Jeudi. Toc toc toc... un bonjour un peu timide en entrant dans la nouvelle salle, plus petite, avec tous les yeux rivés sur moi. J'avais un peu chaud. J'ai pas échappé au fameux tour de présentations pour que tout le monde voit bien que j'étais mal à l'aise. Sinon c'est pas marrant. Anyway, j'étais là, enfin ! Et lui aussi ! Evidemment, le cours commence sur la lesson des deux précédents cours. Donc je comprends que daaaalle. Le meuf a coté de moi essaie de m'expliquer rapidement le texte qu'ils avaient déjà lu mais en vain. Et je me suis dis "qu'est ce que je fous là...." Et là, mon sauveur à la rescousse, vient m'expliquer la lesson. (Merci Harry, tu es vraiment un père pour moi ! euh... non, oublies ça...). Bref le cours à continuer tranquillement, je me suis habituée aux nouvelles têtes qui m'entouraient, je me suis sentie à l'aise rapidement, et j'ai pu participer activement à la leçon.

    Qui dit nouveau cours, dit nouveau livre de cours. Evidemment, le bookstore de la fac étant en rupture de stock, je rencontre quelques soucis pour trouver ma bible. Mais, une fois encore, j'ai pas eu besoin de faire grand chose puisque j'ai un instructor très serviable qui m'a demandé mon adresse email pour m'envoyer toutes les infos sur ce fameux bouquin. Merciii. Après lui avoir donné (tu es sur que tu ne préfères pas mon numéro de portable?.. non?...) j'ai eu droit à mon petit clin d'oeil habituel (j'adooore^^) et je suis partie. 

    Je pensais ma journée parfaite. Bah non ! Pas encore ! Me traînant lamentablement dans la rue pour rentrer chez moi, quelqu'un me double en lançant un petit Hi! Non je vous dirais pas que c'était Harry puisque vous le savez déjà ! Et j'ai fait quelque chose que j'aurais jamais pensé faire de ma vie. J'ai accéleré juste assez pour rester à quelques mètres derrière lui pour voir où il allait. Je suis le diable!.. Bref, il s'avère qu'il m'a semé à côté de chez moi. Salaud ! Du coup j'ai du remonté toooute ma rue pour aller (tout de même) faire mes courses. Loose.

    Voilà. La journée s'achève. Mon article est strictement inutile et je m'en excuse profondément. Seulement, je me dois de tout dire ici. Mais les trucs cul-cul la praline !!... Sorryyyy about that ! Ahahaha !

     

     

     Humeur : +1000 

     


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